Un peu d'histoire...
Comme l'affirment avec fierté ses aficionados, Boca Juniors est soutenu par 50+1 % des supporters argentins, ce qui en fait le club le plus populaire du pays. Cette mentalité est fidèle à l'objectif que s'étaient fixé, il y a 100 ans, les fondateurs du club. Le 3 avril 1905, un groupe d'amis issus de La Boca, une banlieue portuaire peuplée d'immigrants italiens et bordant le fleuve de la Plata, créa cette association sportive. Leur but : refléter l'état d'esprit de leur quartier, où le football se jouait avec des morceaux de chiffon ou de caoutchouc. L'identité du club se forgea ensuite avec les années, pour la plus grande joie de ses fondateurs.
Le club prit le nom du quartier, auquel fut ajouté le mot "Juniors". Cette appellation lui donnait ainsi une connotation anglaise, et donc plus prestigieuse, contrastant avec la réputation de "banlieue difficile" que s'était bâtie le quartier à l'époque. C'est en 1908 que le maillot ("Le plus beau maillot du monde", selon Diego Maradona, la plus grande idole de Boca) prit sa forme définitive : bleu avec une bande horizontale jaune, des couleurs inspirées du drapeau suédois qui ornait alors un bateau ancré dans le port. "La Bombonera" (tel est le surnom du stade de Boca Juniors) représente l'une des grandes fiertés des supporters xeneizes. Dressée au c½ur du quartier, elle possède une réputation qui en dit long : quand le stade est plein, il paraît que le terrain vibre. Mais les aficionados vont plus loin encore : "La Bombonera ne vibre pas, c'est tout simplement un c½ur qui bat". Boca Juniors représente le deuxième club le plus titré d'Argentine, derrière River Plate, son éternel rival. Les confrontations entre ces deux équipes font d'ailleurs partie des dix événements sportifs les plus importants du monde. Mais c'est au niveau international que le club a récemment acquis ses plus grandes lettres de noblesse.
Club Atlético Boca Juniors
Ville: Buenos Aires
Fondation: le 3 janvier 1905
Palmarès: 21 championnats d'Argentine, 5 Copas Libertadores, 1 Coupe Intercontinentale, 2 Coupes Toyota, 1 Supercoupe, 1 Copa Sudamericana, 1 Recopa Sudamericana, 1 Copa Master, 1 Copa de Oro Nicolás Leoz
Joueurs emblématiques:
Francisco Varallo, Mario Boyé, Angel Clemente Rojas, Antonio Roma, Alfredo Rojas, Antonio Rattín, Silvio Marzolini, Vicente Pernía, Roberto Mouzo, Hugo Gatti, Diego Maradona, Gabriel Batistuta, Martín Palermo, Guillermo Barros Schelotto , Juan Román Riquelme
A savoir: Francisco Varallo - 181 buts, Roberto Mouzo - 396 matches
Site officiel: www.bocajuniors.com.ar
Coupe Intercontinentale 1977
Les matches
Lors de l'édition de 1977, qui eut lieu en 1978, Boca Juniors affronta le Borussia Mönchengladbach, Liverpool ayant déclaré forfait. Disputé le 21 mars dans La Bombonera, le match aller se solda par un match nul qui, selon la presse spécialisée, scellait le sort de l'équipe argentine. Boca avait pourtant ouvert la marque grâce à Ernesto Mastrángelo (16'), mais les Allemands retournèrent la vapeur en cinq minutes, par l'intermédiaire de Hannes (24'), puis de Bonhoff (29'). C'est Jorge Ribolzi (51'), entré en jeu en début de seconde période, qui inscrivit le but du 2:2, un résultat peu convaincant. Contre toute attente, lors du match retour, disputé en Allemagne le 1er août, Boca allait réaliser une première mi-temps de rêve. Les buts de Darío Felman (2'), Mastrángelo (33') et Carlos Salinas (35') donnèrent aux Argentins un avantage décisif, conforté par la solidité du gardien Hugo et de sa défense. L'équipe xeneize obtenait ainsi son premier titre intercontinental.
La star de l'équipe
Ernesto Enrique Mastrángelo a disputé 134 matches et marqué 56 buts sous le maillot de Boca Juniors, dont 9 lors de rencontres internationales. Mais aucun ne valut les deux inscrits contre le Borussia Mönchengladbach, le premier au cours du match aller et le second, magnifique, à un moment clé du match retour. Il convient toutefois de signaler les excellentes prestations d'autres joueurs tels que Carlos Salinas, Rubén Suñé, Mario Zanabria et Hugo Gatti, qui surent, ce jour-là, retourner la situation pour marquer l'histoire de leur empreinte.
L'entraîneur
Lorsque Juan Carlos Lorenzo arriva à Boca Juniors en 1976, le club restait sur quelques belles performances, malheureusement non couronnées. "El Toto", comme était surnommé feu l'entraîneur xeneize, hérita ainsi d'une bonne équipe à laquelle il apporta sens tactique, rigueur et une touche d'audace. Il fut le mentor de l'une des plus belles périodes du club, remportant deux championnats nationaux, deux Copas Libertadores et une Coupe Intercontinentale, et devenant ainsi l'une des idoles incontestées des nombreux supporters xeneizes.
Coupe Intercontinentale 1977
Stade "La Bombonera", le 21 mars 1978, 60 000 spectateurs
Boca Juniors bat Borussia Mönchengladbach 2:2
Arbitre: M.Nikola Milanov Doudine (BUL)
Buts: Mastrángelo (16'), Hannes (24'), Bonhoff (29'), Ribolzi (51')
Boca Juniors:
Santos, Pernía, Sá, Mouzo, Bordón, Benítez, Suñé, Zanabria, Mastrángelo, Daniel Pavón, Carlos Salinas
Ent. : Juan Carlos Lorenzo
Borussia Mönchengladbach:
Kleff, Vogts, Hannes, Wöhlers, Bonhoff, Schäffer, Del´Haye, Wimmer (Danner), Nielsen, Kulik, Lienen.
Ent. : Udo Lattek
Wildpark Stadion, Mönchengladbach, le 1er août 1978, 38 000 spectateurs
Borussia Mönchengladbach battu par Boca Juniors 0:3
Arbitre: M.Roque Cerullo (URU)
Buts: Felman (2'), Mastrángelo (33') et Salinas (35')
Borussia Mönchengladbach:
Kleff, Ringels, Wöhlers, Hannes, Vogts, Nielsen, Bruns, Kulik, Simonsen, Lausen (Lienen), Rudi Gores
Ent. : Udo Lattek
Boca Juniors:
Gatti, Pernía, Tesare, Bordón, Suárez, Salinas, Suñé, Zanabria, Ernesto Mastrángelo, Saldaño, Felman
Ent. : Juan Carlos Lorenzo
Coupe Toyota 2000
Le match
Qui osait imaginer que la Toyota Cup 2000 pourrait échapper au Real Madrid de Vicente del Bosque ? Qui, excepté Carlos Bianchi, les joueurs de Boca Juniors et les quelques 2 000 supporters argentins qui firent le déplacement jusqu'au Japon pour soutenir leur équipe ? Boca rentra dans le match sans le moindre complexe, affichant une concentration et une maturité à toute épreuve, et prenant les Merengues par surprise grâce à deux buts de Martín Palermo (2' et 5'). Le Real réagit rapidement, réduisant la marque sur une impressionnante frappe du gauche de Roberto Carlos (11') et prenant dès lors le contrôle des débats jusqu'au coup de sifflet final. Mais son jeu désordonné et son manque d'efficacité l'empêchèrent de concrétiser.
Le coup de grâce fut porté par Juan Román Riquelme. Grâce à sa formidable maîtrise du jeu, il s'accapara le ballon et le fit circuler dans les dernières minutes, au grand désespoir des Madrilènes. Ces derniers, ne sachant plus que faire, ne purent que décocher des frappes lointaines guère menaçantes pour la défense argentine. C'est ainsi que David battit Goliath et retrouva le chemin de la gloire.
La star de l'équipe
Si, grâce à ses deux buts en début de rencontre, Martín Palermo fut désigné Meilleur joueur de la finale, il convient de souligner la formidable performance de Juan Román Riquelme. Ces deux joueurs, aujourd'hui des idoles, furent les deux représentants d'une équipe assoiffée de victoire et qui brillait par la complémentarité de ses individualités. A la fin du match, Riquelme déclarait lui-même : "Moi comme les autres, nous avons tous très bien joué".
L'entraîneur
Après avoir emmené Vélez Sarsfield, un modeste club argentin, aux cimes du football mondial en 1994, Carlos Bianchi représentait une formidable lueur d'espoir pour beaucoup de fidèles de Boca. Mais nul n'aurait pu prédire que son passage marquerait autant l'histoire du club.
Dès l'arrivée de Bianchi, en juillet 1998, Boca Juniors retrouva le chemin du succès après six années de disette, réalisant au passage une incroyable série de 40 matches sans défaite. Sous l'ère Bianchi, qui se scinda en deux périodes entrecoupées d'un intermède d'un an, le club remporta neuf titres : quatre nationaux et cinq internationaux, dont deux Coupes Toyota sur trois participations La première eut un parfum d'exploit, puisque l'adversaire n'était autre que l'ogre du Real Madrid, avec ses vedettes Raúl, Luis Figo et Fernando Hierro (pour ne citer que celles-ci). Leader indiscutable et grand rassembleur, Bianchi avait construit une équipe solide, préférant le jeu collectif aux exploits individuels. "Nous savions très bien à qui nous avions à faire, mais aussi ce que nous valions. Sans pour autant nous surestimer, nous avons su faire en sorte de mériter ce titre”, affirmait-il après la victoire.
Coupe Toyota 2000
Stade National, Tokyo, 60 000 spectateurs
Boca Juniors bat Real Madrid 2:1
Arbitre: Oscar Ruiz Acosta (COL)
Buts: Martín Palermo (2' et 5'), Roberto Carlos (11')
Real Madrid:
Iker Casillas, Geremi, Hierro, Karanka, Roberto Carlos, Helguera, Makelele, McManaman, Guti, Figo, Raúl
Ent. : Vicente del Bosque
Boca Juniors:
Córdoba, Ibarra, Bermúdez, Traverso, Matellán, Basualdo, Serna, Riquelme, Battaglia, Delgado, Martín Palermo
Ent. : Carlos Bianchi
Coupe Toyota 2003
Le match
Pour la troisième fois en quatre ans, Boca Juniors gagnait son billet pour la Coupe Toyota au Japon. Après avoir vaincu le Real Madrid en 2000 et perdu contre le Bayern Munich en 2001, c'est face au Milan AC de Carlo Ancelotti que les bleus et jaunes allaient remporter un nouveau grand succès.
Le duel ressembla davantage à une partie d'échecs qu'à une rencontre de football. Si les deux formations se neutralisèrent parfaitement tactiquement, c'est le Milan AC qui frappa le premier grâce au Danois Jon Tomasson (23'). Mais Boca digéra rapidement et égalisa cinq minutes plus tard, sur un tir du gauche et à bout portant de Matías Donnet, qui trompait Dida (28'). Le match s'équilibra ensuite à nouveau. Chaque équipe eut l'occasion de faire la différence avant les tirs au but : les Argentins tout d'abord, sur une frappe de Carlos Tevez juste avant la fin du temps réglementaire (90'), les Italiens ensuite, sur une action d'Andrei Shevchenko (116'), brillamment repoussée par Roberto Abbondanzieri.
Le gardien xeneize allait de nouveau s'illustrer au cours de la séance des tirs au but, en arrêtant les tentatives d'Andrea Pirlo et d'Alessandro Costacurta. Le tir victorieux de Raúl Cascini permit à Boca Juniors d'enlever son troisième trophée intercontinental, déjouant une nouvelle fois tous les pronostics.
La star de l'équipe
Du haut de ses 19 ans, Carlos Tevez constituait alors le véritable leader de cette équipe. Si une blessure l'empêcha d'être titularisé pour cette finale, son entrée en jeu eut un impact incontestable sur le déroulement de la partie. Cependant, le joueur le plus décisif face au Milan AC fut le gardien de Boca, Roberto Abbondanzieri. Il s'interposa d'abord sur l'action de l'Ukrainien Shevchenko dans la seconde moitié de la prolongation. "Sur ce ballon, j'ai su que nous allions être champions. Il ne pouvait en être autrement", déclarait-il à l'issue du match. Puis, sur la séance de tirs au but, il devint un héros national en détournant les frappes de Pirlo et de Costacurta. "Dans mon for intérieur, j'attendais ce moment avec impatience. Grâce à Dieu, cela s'est produit lors du match le plus important de ma vie", concluait-il.
L'entraîneur
Carlos Bianchi dût-il encore asseoir son titre d'entraîneur le plus titré de Boca et du football argentin, ce fut chose faite avec cette nouvelle Coupe Toyota. Suite à la défaite subie face au Bayern Munich, le "Vice-roi" avait quitté le club en décembre de 2001pour revenir en janvier 2003. La victoire face au Milan AC concluait une année en tous points extraordinaire, marquée par le titre national et la Copa Libertadores (la quatrième de sa carrière). "L'une des forces de Boca, c'est d'avoir foi en ses qualités, quels que soient le passé ou et le nom de son adversaire. Face à Milan, nous savions donc que le match pouvait basculer d'un côté comme de l'autre, mais nous avions confiance en nous. Comme toujours, le collectif a primé sur le reste", déclarait Bianchi, fidèle à sa philosophie.
Coupe Toyota 2003
Stade National, Tokyo, 70 000 spectateurs
Boca Juniors bat Milan AC (1:1, 3 tirs au but à 1)
Arbitre: M.Valentin Ivanov (RUS)
Buts: Jon Tomasson (23'), Matías Donnet (28')
Milan AC:
Dida, Cafú, Costacurta, Maldini, Pancaro, Gennaro Gattuso, Andrea Pirlo, Kaká, Seedorf, Schevchenko, Tomasson
Ent. : Carlo Ancelotti
Boca Juniors:
Abbondanzieri, Perea, Burdisso, Rolando Schiavi, Clemente Rodríguez, Matías Donnet, Battaglia, Cascini, Cagna, Iarley, Guillermo Barros, Schelotto
Ent. : Carlos Bianchi
Comme l'affirment avec fierté ses aficionados, Boca Juniors est soutenu par 50+1 % des supporters argentins, ce qui en fait le club le plus populaire du pays. Cette mentalité est fidèle à l'objectif que s'étaient fixé, il y a 100 ans, les fondateurs du club. Le 3 avril 1905, un groupe d'amis issus de La Boca, une banlieue portuaire peuplée d'immigrants italiens et bordant le fleuve de la Plata, créa cette association sportive. Leur but : refléter l'état d'esprit de leur quartier, où le football se jouait avec des morceaux de chiffon ou de caoutchouc. L'identité du club se forgea ensuite avec les années, pour la plus grande joie de ses fondateurs.
Le club prit le nom du quartier, auquel fut ajouté le mot "Juniors". Cette appellation lui donnait ainsi une connotation anglaise, et donc plus prestigieuse, contrastant avec la réputation de "banlieue difficile" que s'était bâtie le quartier à l'époque. C'est en 1908 que le maillot ("Le plus beau maillot du monde", selon Diego Maradona, la plus grande idole de Boca) prit sa forme définitive : bleu avec une bande horizontale jaune, des couleurs inspirées du drapeau suédois qui ornait alors un bateau ancré dans le port. "La Bombonera" (tel est le surnom du stade de Boca Juniors) représente l'une des grandes fiertés des supporters xeneizes. Dressée au c½ur du quartier, elle possède une réputation qui en dit long : quand le stade est plein, il paraît que le terrain vibre. Mais les aficionados vont plus loin encore : "La Bombonera ne vibre pas, c'est tout simplement un c½ur qui bat". Boca Juniors représente le deuxième club le plus titré d'Argentine, derrière River Plate, son éternel rival. Les confrontations entre ces deux équipes font d'ailleurs partie des dix événements sportifs les plus importants du monde. Mais c'est au niveau international que le club a récemment acquis ses plus grandes lettres de noblesse.
Club Atlético Boca Juniors
Ville: Buenos Aires
Fondation: le 3 janvier 1905
Palmarès: 21 championnats d'Argentine, 5 Copas Libertadores, 1 Coupe Intercontinentale, 2 Coupes Toyota, 1 Supercoupe, 1 Copa Sudamericana, 1 Recopa Sudamericana, 1 Copa Master, 1 Copa de Oro Nicolás Leoz
Joueurs emblématiques:
Francisco Varallo, Mario Boyé, Angel Clemente Rojas, Antonio Roma, Alfredo Rojas, Antonio Rattín, Silvio Marzolini, Vicente Pernía, Roberto Mouzo, Hugo Gatti, Diego Maradona, Gabriel Batistuta, Martín Palermo, Guillermo Barros Schelotto , Juan Román Riquelme
A savoir: Francisco Varallo - 181 buts, Roberto Mouzo - 396 matches
Site officiel: www.bocajuniors.com.ar
Coupe Intercontinentale 1977
Les matches
Lors de l'édition de 1977, qui eut lieu en 1978, Boca Juniors affronta le Borussia Mönchengladbach, Liverpool ayant déclaré forfait. Disputé le 21 mars dans La Bombonera, le match aller se solda par un match nul qui, selon la presse spécialisée, scellait le sort de l'équipe argentine. Boca avait pourtant ouvert la marque grâce à Ernesto Mastrángelo (16'), mais les Allemands retournèrent la vapeur en cinq minutes, par l'intermédiaire de Hannes (24'), puis de Bonhoff (29'). C'est Jorge Ribolzi (51'), entré en jeu en début de seconde période, qui inscrivit le but du 2:2, un résultat peu convaincant. Contre toute attente, lors du match retour, disputé en Allemagne le 1er août, Boca allait réaliser une première mi-temps de rêve. Les buts de Darío Felman (2'), Mastrángelo (33') et Carlos Salinas (35') donnèrent aux Argentins un avantage décisif, conforté par la solidité du gardien Hugo et de sa défense. L'équipe xeneize obtenait ainsi son premier titre intercontinental.
La star de l'équipe
Ernesto Enrique Mastrángelo a disputé 134 matches et marqué 56 buts sous le maillot de Boca Juniors, dont 9 lors de rencontres internationales. Mais aucun ne valut les deux inscrits contre le Borussia Mönchengladbach, le premier au cours du match aller et le second, magnifique, à un moment clé du match retour. Il convient toutefois de signaler les excellentes prestations d'autres joueurs tels que Carlos Salinas, Rubén Suñé, Mario Zanabria et Hugo Gatti, qui surent, ce jour-là, retourner la situation pour marquer l'histoire de leur empreinte.
L'entraîneur
Lorsque Juan Carlos Lorenzo arriva à Boca Juniors en 1976, le club restait sur quelques belles performances, malheureusement non couronnées. "El Toto", comme était surnommé feu l'entraîneur xeneize, hérita ainsi d'une bonne équipe à laquelle il apporta sens tactique, rigueur et une touche d'audace. Il fut le mentor de l'une des plus belles périodes du club, remportant deux championnats nationaux, deux Copas Libertadores et une Coupe Intercontinentale, et devenant ainsi l'une des idoles incontestées des nombreux supporters xeneizes.
Coupe Intercontinentale 1977
Stade "La Bombonera", le 21 mars 1978, 60 000 spectateurs
Boca Juniors bat Borussia Mönchengladbach 2:2
Arbitre: M.Nikola Milanov Doudine (BUL)
Buts: Mastrángelo (16'), Hannes (24'), Bonhoff (29'), Ribolzi (51')
Boca Juniors:
Santos, Pernía, Sá, Mouzo, Bordón, Benítez, Suñé, Zanabria, Mastrángelo, Daniel Pavón, Carlos Salinas
Ent. : Juan Carlos Lorenzo
Borussia Mönchengladbach:
Kleff, Vogts, Hannes, Wöhlers, Bonhoff, Schäffer, Del´Haye, Wimmer (Danner), Nielsen, Kulik, Lienen.
Ent. : Udo Lattek
Wildpark Stadion, Mönchengladbach, le 1er août 1978, 38 000 spectateurs
Borussia Mönchengladbach battu par Boca Juniors 0:3
Arbitre: M.Roque Cerullo (URU)
Buts: Felman (2'), Mastrángelo (33') et Salinas (35')
Borussia Mönchengladbach:
Kleff, Ringels, Wöhlers, Hannes, Vogts, Nielsen, Bruns, Kulik, Simonsen, Lausen (Lienen), Rudi Gores
Ent. : Udo Lattek
Boca Juniors:
Gatti, Pernía, Tesare, Bordón, Suárez, Salinas, Suñé, Zanabria, Ernesto Mastrángelo, Saldaño, Felman
Ent. : Juan Carlos Lorenzo
Coupe Toyota 2000
Le match
Qui osait imaginer que la Toyota Cup 2000 pourrait échapper au Real Madrid de Vicente del Bosque ? Qui, excepté Carlos Bianchi, les joueurs de Boca Juniors et les quelques 2 000 supporters argentins qui firent le déplacement jusqu'au Japon pour soutenir leur équipe ? Boca rentra dans le match sans le moindre complexe, affichant une concentration et une maturité à toute épreuve, et prenant les Merengues par surprise grâce à deux buts de Martín Palermo (2' et 5'). Le Real réagit rapidement, réduisant la marque sur une impressionnante frappe du gauche de Roberto Carlos (11') et prenant dès lors le contrôle des débats jusqu'au coup de sifflet final. Mais son jeu désordonné et son manque d'efficacité l'empêchèrent de concrétiser.
Le coup de grâce fut porté par Juan Román Riquelme. Grâce à sa formidable maîtrise du jeu, il s'accapara le ballon et le fit circuler dans les dernières minutes, au grand désespoir des Madrilènes. Ces derniers, ne sachant plus que faire, ne purent que décocher des frappes lointaines guère menaçantes pour la défense argentine. C'est ainsi que David battit Goliath et retrouva le chemin de la gloire.
La star de l'équipe
Si, grâce à ses deux buts en début de rencontre, Martín Palermo fut désigné Meilleur joueur de la finale, il convient de souligner la formidable performance de Juan Román Riquelme. Ces deux joueurs, aujourd'hui des idoles, furent les deux représentants d'une équipe assoiffée de victoire et qui brillait par la complémentarité de ses individualités. A la fin du match, Riquelme déclarait lui-même : "Moi comme les autres, nous avons tous très bien joué".
L'entraîneur
Après avoir emmené Vélez Sarsfield, un modeste club argentin, aux cimes du football mondial en 1994, Carlos Bianchi représentait une formidable lueur d'espoir pour beaucoup de fidèles de Boca. Mais nul n'aurait pu prédire que son passage marquerait autant l'histoire du club.
Dès l'arrivée de Bianchi, en juillet 1998, Boca Juniors retrouva le chemin du succès après six années de disette, réalisant au passage une incroyable série de 40 matches sans défaite. Sous l'ère Bianchi, qui se scinda en deux périodes entrecoupées d'un intermède d'un an, le club remporta neuf titres : quatre nationaux et cinq internationaux, dont deux Coupes Toyota sur trois participations La première eut un parfum d'exploit, puisque l'adversaire n'était autre que l'ogre du Real Madrid, avec ses vedettes Raúl, Luis Figo et Fernando Hierro (pour ne citer que celles-ci). Leader indiscutable et grand rassembleur, Bianchi avait construit une équipe solide, préférant le jeu collectif aux exploits individuels. "Nous savions très bien à qui nous avions à faire, mais aussi ce que nous valions. Sans pour autant nous surestimer, nous avons su faire en sorte de mériter ce titre”, affirmait-il après la victoire.
Coupe Toyota 2000
Stade National, Tokyo, 60 000 spectateurs
Boca Juniors bat Real Madrid 2:1
Arbitre: Oscar Ruiz Acosta (COL)
Buts: Martín Palermo (2' et 5'), Roberto Carlos (11')
Real Madrid:
Iker Casillas, Geremi, Hierro, Karanka, Roberto Carlos, Helguera, Makelele, McManaman, Guti, Figo, Raúl
Ent. : Vicente del Bosque
Boca Juniors:
Córdoba, Ibarra, Bermúdez, Traverso, Matellán, Basualdo, Serna, Riquelme, Battaglia, Delgado, Martín Palermo
Ent. : Carlos Bianchi
Coupe Toyota 2003
Le match
Pour la troisième fois en quatre ans, Boca Juniors gagnait son billet pour la Coupe Toyota au Japon. Après avoir vaincu le Real Madrid en 2000 et perdu contre le Bayern Munich en 2001, c'est face au Milan AC de Carlo Ancelotti que les bleus et jaunes allaient remporter un nouveau grand succès.
Le duel ressembla davantage à une partie d'échecs qu'à une rencontre de football. Si les deux formations se neutralisèrent parfaitement tactiquement, c'est le Milan AC qui frappa le premier grâce au Danois Jon Tomasson (23'). Mais Boca digéra rapidement et égalisa cinq minutes plus tard, sur un tir du gauche et à bout portant de Matías Donnet, qui trompait Dida (28'). Le match s'équilibra ensuite à nouveau. Chaque équipe eut l'occasion de faire la différence avant les tirs au but : les Argentins tout d'abord, sur une frappe de Carlos Tevez juste avant la fin du temps réglementaire (90'), les Italiens ensuite, sur une action d'Andrei Shevchenko (116'), brillamment repoussée par Roberto Abbondanzieri.
Le gardien xeneize allait de nouveau s'illustrer au cours de la séance des tirs au but, en arrêtant les tentatives d'Andrea Pirlo et d'Alessandro Costacurta. Le tir victorieux de Raúl Cascini permit à Boca Juniors d'enlever son troisième trophée intercontinental, déjouant une nouvelle fois tous les pronostics.
La star de l'équipe
Du haut de ses 19 ans, Carlos Tevez constituait alors le véritable leader de cette équipe. Si une blessure l'empêcha d'être titularisé pour cette finale, son entrée en jeu eut un impact incontestable sur le déroulement de la partie. Cependant, le joueur le plus décisif face au Milan AC fut le gardien de Boca, Roberto Abbondanzieri. Il s'interposa d'abord sur l'action de l'Ukrainien Shevchenko dans la seconde moitié de la prolongation. "Sur ce ballon, j'ai su que nous allions être champions. Il ne pouvait en être autrement", déclarait-il à l'issue du match. Puis, sur la séance de tirs au but, il devint un héros national en détournant les frappes de Pirlo et de Costacurta. "Dans mon for intérieur, j'attendais ce moment avec impatience. Grâce à Dieu, cela s'est produit lors du match le plus important de ma vie", concluait-il.
L'entraîneur
Carlos Bianchi dût-il encore asseoir son titre d'entraîneur le plus titré de Boca et du football argentin, ce fut chose faite avec cette nouvelle Coupe Toyota. Suite à la défaite subie face au Bayern Munich, le "Vice-roi" avait quitté le club en décembre de 2001pour revenir en janvier 2003. La victoire face au Milan AC concluait une année en tous points extraordinaire, marquée par le titre national et la Copa Libertadores (la quatrième de sa carrière). "L'une des forces de Boca, c'est d'avoir foi en ses qualités, quels que soient le passé ou et le nom de son adversaire. Face à Milan, nous savions donc que le match pouvait basculer d'un côté comme de l'autre, mais nous avions confiance en nous. Comme toujours, le collectif a primé sur le reste", déclarait Bianchi, fidèle à sa philosophie.
Coupe Toyota 2003
Stade National, Tokyo, 70 000 spectateurs
Boca Juniors bat Milan AC (1:1, 3 tirs au but à 1)
Arbitre: M.Valentin Ivanov (RUS)
Buts: Jon Tomasson (23'), Matías Donnet (28')
Milan AC:
Dida, Cafú, Costacurta, Maldini, Pancaro, Gennaro Gattuso, Andrea Pirlo, Kaká, Seedorf, Schevchenko, Tomasson
Ent. : Carlo Ancelotti
Boca Juniors:
Abbondanzieri, Perea, Burdisso, Rolando Schiavi, Clemente Rodríguez, Matías Donnet, Battaglia, Cascini, Cagna, Iarley, Guillermo Barros, Schelotto
Ent. : Carlos Bianchi



